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2 Juillet 2018

À propos du livre : Sophie Vouteau, Ma vie d’auto-entrepreneur,
Pas vraiment patron, complètement tâcheron.
Éditions du Rocher 2018

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Un plaidoyer a contrario pour le statut d’auto-entrepreneur

Sophie Vouteau présente les aspects généraux de la réglementation juridique et fiscale du statut. Elle reste discrète sur le côté kafkaïen vécu par beaucoup d’auto-entrepreneurs ; elle en parle seulement seulement en milieu d’ouvrage, mais avec des exemples cruels.
Le statut d’auto-entrepreneur n’est pas le seul objet du livre. Il y a des considérations sur l'emploi en général et sur la progression de la précarité en France.
Cela pourra intéresser des travailleurs indépendants qui dépendent d’un autre statut, comme, par exemple, celui d’entrepreneur salarié (dont il n’est jamais question dans son livre, c’est fort dommage).

Une réflexion intéressante sur la pluriactivité

D’un côté, elle affirme que : J’ai jonglé entre quatre, cinq, voire six activités différentes. Attachée de presse, rédactrice Web, webmaster, chef de projet et éditrice, et de l’autre : Afficher tant d’activités pourraient me desservir. Pourtant c’est le principe de l’auto-entrepreneur : seul à bord, vous devez cumuler tous les postes, toutes les compétences, toutes les expériences. En effet : Un multitâche est rarement considéré comme un spécialiste et n’est pas recruté.
Au terme de son parcours, Sophie Vouteau a trouvé un poste dans une grande entreprise à l’international dans le cadre de l’intrapreunariat qui permet aux salariés d’une entreprise de mener un projet innovant en leur sein tout en gardant leurs statut.
C’est un happy end qui permet une sortie vers le haut, et que j’espère pour cette auteure, durable.

Un tableau qui n’est guère brillant pour les autoentrepreneurs

Aucune loi n’interdît de remplacer progressivement toute la masse salariale d’une PME par des auto-entrepreneurs. C’est encore plus avantageux que délocaliser.
Et pour les autres (employeurs salariés, EURL …) : La révolution numérique accroît chaque jour les inégalités et détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée.
Avis aux amateurs qui devront affronter l’adversité puisque : Entreprendre est un acte de foi. C’est conduire la nuit, phares éteints sur une route de montagne. La probabilité d’échouer est infiniment plus grande que celle de réussir.

Une courte vidéo (2’12 ) de PCM Productions (N°1 de la réalisation vidéo et film d'entreprise)